Poésie (III)

  Idole Aurore boréale. Petite féminité. Bravant les tourments au diapason Ta main fine et délicate D’adoption aristocrate, Fourmille de mille façons. Que reste-il des passions éprouvées? Des souvenirs douloureux Des ressentis affreux Douce et noble entité. Face aux deux arbres immenses; La fin d’une vie intense Un dernier souffle qui effleure mes joues rosies […]

La chambre de Combourg

                        Ce que j’aperçois de ma fenêtre, Ce sont les doux et joyeux martinets ; Le prunier sauvage et un bout de ciel étoile Qui me font oublier la terreur qui parfois peut naître. Un lit à baldaquin, un coffre en bois, Quelques dessins […]

Cinq poèmes en guise d’appeaux

                                I Lassé des beaux quartiers souvent tu pousses jusqu’au fond des impasses et des arrière-cours ta jubilante rhapsodie. Quand le soleil du soir s’agenouille sur la colline en vieux monarque repenti une prière est sur la ville qui acquiesce […]

Poésie (II)

   Canicule A midi en juillet la place est une arène blanche où seul l’idiot torée avec son ombre. Au clocher douze coups égrènent un siècle. * Vers le soir le vent se lève et traverse la place en derviche tourneur. Les femmes courent aux jardins mater l’émeute des lessives. On espérait la pluie : […]

La prière de la fourmi

                                c’est notre main-dans-la-main, d’occasion, mais toujours en main ; obstinée comme une chèvre, c’est une bonne occasion ! comme une course de relais sans fin, comme un vin nouveau vieillissant bien si la tâche est trop lourde pour mes […]

Poésie (I)

  Les parents ont dit Voici ont dit les parents il y a la terre le cheval la charrue la faux à toi la tête les mains les jambes tu peux penser labourer vivre voici devant toi un grand roc et la montagne voici les mesures de l’espace et du temps pour que tu connaisses […]

Maison

L. Cette maison abîmée dont on rêve par nuit calme C’est le passé; ni le mien, ni le tien – celui au pouvoir duquel Demeurent les rêves ; celui qui coule profond sous le sang. Ce sang qui coule sur l’étoffe blanche d’un midi N’est ni le mien, ni le tien ; versé une nuit […]

Sacrum profanum

Passé – présent

Observatoire

Signes du temps